Responsabilité administrative
Une administration qui commet une faute engage sa responsabilité, comme n’importe qui. La différence tient à la procédure : avant de saisir le juge, il faut lui adresser une demande d’indemnisation chiffrée et attendre sa réponse. Sans cette étape préalable, la requête est irrecevable.
L’indemnisation ne se demande pas en bloc, elle se décompose poste par poste, notamment :
Chaque poste se justifie par des pièces. C’est le travail le plus long d’un dossier indemnitaire, et celui qui détermine le montant obtenu.
Une demande préalable adressée à l’administration, un délai de deux mois, puis la saisine du tribunal en cas de refus ou de silence : le recours indemnitaire suit une logique différente du recours en annulation. Une expertise vient souvent s’intercaler, et le référé provision permet dans certains cas d’obtenir une avance avant le jugement au fond. Pour savoir où vous en êtes, le plus simple reste de prendre rendez-vous.
Oui, c’est obligatoire. La demande préalable, chiffrée et motivée, conditionne la recevabilité du recours indemnitaire. Son rejet, explicite ou tacite, ouvre le délai pour saisir le tribunal.
C’est fortement conseillé. L’absence de réponse de l’administration dans un délai de deux mois fait naître une décision implicite de rejet, qui doit le plus souvent être contestée devant le tribunal administratif dans un nouveau délai de deux mois. Une demande mal chiffrée, insuffisamment motivée, ou dont le rejet n’est pas contesté dans les temps, peut compromettre définitivement l’indemnisation.
En matière indemnitaire, le délai se compte en années plutôt qu’en mois : la créance se prescrit en principe quatre ans après le 1er janvier suivant l’année où le dommage est connu. Mieux vaut néanmoins ne pas attendre, les preuves s’effaçant vite.
Oui, si l’établissement est public. Pour une clinique privée, la compétence revient au juge judiciaire. Le premier tri se fait donc sur le statut de l’établissement.
Les frais d’expertise sont avancés par le demandeur, puis mis à la charge de la partie perdante à l’issue de l’instance. La page des honoraires précise la prise en charge possible par une assurance de protection juridique.